A cause d’un baiser
Sous-titre : « Peut-on aimer deux personnes à la fois ? » Si vous écoutez France Inter, vous connaissez forcément Brigitte Kernel et « Noctiluque » le dimanche soir.
Sous-titre : « Peut-on aimer deux personnes à la fois ? » Si vous écoutez France Inter, vous connaissez forcément Brigitte Kernel et « Noctiluque » le dimanche soir.
Et encore un livre de souvenirs d’un comédien, un ! En l’occurrence, celui de Marthe Mercadier, sans doute pas la plus connue de nos théâtreuses, qui tient absolument à nous dire qu’elle entend mourir le plus tard possible, ce qu’on lui souhaite…
Soyons précis : le véritable titre du livre est : « Nouvelles petites leçons d’économie pour ceux qui doutent des promesses qu’on leur fait ».
Franchement, ça avait plutôt mal démarré entre moi et Thierry Cohen. Dès les premières pages, j’ai peu aimé cet écrit un peu dégoulinant, à mi-chemin entre le Alexandre Jardin d’antan et le Guillaume Musso actuel. L’émission « Dans quel état-gère» (mais quel mauvais titre, bon sang !), n’a pas arrangé ma première impression, loin s’en faut.
Comme on a la réputation de ne pas avoir de bœuf sur la langue chez Critica (si je ne m’abuse, docteur, on doit même être les seuls dans un milieu de la critique bien aseptisé), je ne vais pas me gêner pour dire tout le mal que je pense du dernier bouquin de Richard Bohringer. En fait, je ne m’exprime pas comme il convient, car c’est depuis des années que nous pensons du mal des bouquins de Bohringer.
Aïe ! L’affaire commençait mal. À peine lus le résumé de quatrième de couverture et les cinq premières pages, je savais déjà tout du dernier ouvrage de Bernadette Pécassou-Camebrac : à la fin du 19e siècle, une pauvre fille de vingt ans, emprisonnée pour de menus larcins et envoyée au bagne, en Guyane, où elle va mourir, sans revoir son Béarn natal. Snif !
Hop, hop, hop, je me suis ruée sur le bouquin dès qu’il est arrivé à la rédac’. Hors de question que les garçons fassent le « Janine Boissard ». On ne touche pas, bas les pattes ! Ouste, du balai…
Un premier constat s’impose. Ou Alice Dona porte la poisse, ou la vie n’aime pas les artistes. Dernière option : c’est la mort qui les aime beaucoup trop ! Sur vingt-trois noms et des plus fameux de ce déroulé d’anecdotes, treize ne sont plus de ce monde, emportés toujours trop tôt, toujours trop violemment.
À ma plus grande honte, du moins à ma plus grande confusion, parce qu’il ne faut pas exagérer, je n’ai jamais rien lu d’Andrea H. Japp. Même son nom m’était inconnu ! Sors de ta caverne, brontosaure inculte, m’a-t-on répondu
Ah, Françoise Dorin ! Je crois qu’adolescente, j’ai tout lu d’elle : « Les lits à une place », « Va voir maman, papa travaille », ou « Les Jupes-culottes », mon préféré