L’effet Keith cool
Ça tombe bien, « Life » c’est l’histoire de sa vie ; une vie de patachon, on s’en doute. 663 pages, un pensum, quoi, des milliers de lignes que Keith a écrites, à défaut de les sniffer.
Ça tombe bien, « Life » c’est l’histoire de sa vie ; une vie de patachon, on s’en doute. 663 pages, un pensum, quoi, des milliers de lignes que Keith a écrites, à défaut de les sniffer.
Et zut, il fallait que ça tombe sur moi, ai-je grommelé quand la rédac chef m’a tendu le bouquin. Tout ça sous prétexte que le spécialiste de la musique, c’est moi. C’est ben vrai, ça ! Sauf que le rap, quoiqu’on m’en dise, c’est pas de la musique. Une suite de mots barbares niveau CM2 sur une mélopée monocorde et syncopée. A part la musique aïnou japonaise et chamaniste, je ne connais rien de pire. En plus, un vrai pavé : 462 pages denses… Me faire ça à moi ! Allez, c’est parti droit au but pour le périple marseillais.
Pro domo et anti tout le monde, c’est ainsi que peut se résumer ce livre, dû à la plume de l’avocat de Saddam Hussein, arraché à notre affection le 30 décembre 2006. De Saddam, on a les certitudes qu’on nous a martelées : un tyran, un oppresseur, un dictateur, un assoiffé de sang, un satrape, un fouteur de merde. Un salaud, quoi, qui mérite son sort : une belle cravate de chanvre.
Chère Raphaële, euh non, pardon, Marie,
Nul doute qu’un jour, lorsque vous publierez les courriers reçus de 2008 à 2048 (Dieu nous en préserve), vous ferez figurer ma lettre en bonne position de votre sélection. Encore que je ne maîtrise pas aussi bien que vous, hélas, ce style ampoulé et orgueilleux qui fait votre signature.