Merveilleuses
Catherine Hermary-Vieille, candidate malheureuse à l’Académie française et battue par François Weyergans, prix Femina en 1981 en est à son 24eme ouvrage.
Catherine Hermary-Vieille, candidate malheureuse à l’Académie française et battue par François Weyergans, prix Femina en 1981 en est à son 24eme ouvrage.
Chic, après sept ans d’absence, on a retrouvé Tom Clancy, lui qui s’était perdu depuis trop d’années dans ses séries emberlificotées et peu passionnantes des « Op Center » ou autres « Net Force ». Avec « Mort ou vif », on revient à la saga de Jack Ryan, cet universitaire révélé dans « Octobre rouge », passé sans jamais l’avoir désiré des Services secrets à la Maison blanche.
Bernard Pivot est un type agaçant. Il a passé sa vie à bouquiner, à parler de livres et à papoter avec tous ceux (ou presque) qui ont laissé un petit caillou sur la planète des Lettres. Il avoue qu’il a vécu sereinement, n’a jamais connu le chômage, qu’il n’a connu que louanges et reconnaissance et qu’entre foot et Beaujolais, il est plutôt heureux. Agaçant, je vous dis.
Ce petit livre poignant sort du four aujourd’hui, 6 janvier. On espére qu’il vous trouvera avec un moral en béton, contrairement aux 70% de Français qui nous font leur crise de pessimisme, because le sujet n’est pas vraiment bidonnant.
Ben voilà, il est passé à côté alors qu’on le trouvait génial. Shan Sa, sans surprise après l’excellent « La Joueuse de go »(2001), et malgré ses aléas éditoriaux, nous est revenue avec la « Cithare Nue » que nous avons, dans l’ordre, dévoré, adoré, super bien noté… et oublié dans un coin.
Il y aura évidemment tout ce public, non dispatché dans les redoutables catégories A, B ou C de la fonction publique territoriale (FPT, rebaptisée hors Zoé Sheppard, la « Fais péter ») et qui devrait se bidonner à la lecture des exploits de cette Bridget Jones fonctionnaire.
C’est un rendez-vous parfaitement millimétré, une étape incontournable de la Rentrée Littéraire, même si cette année, l’impondérable éditorial nous aura soumis à un retard d’une semaine pour la publication du petit dernier d’Amélie.
C’est un peu le drame de la nouvelle mode en matière littéraire. Au moment où l’on évoque la twittérature, des textes n’excédant pas les 140 caractères, les livres à leur tour deviennent maigres et vite lus. Ici, 139 petites pages de rien, des phrases hachées et courtes, orchestrées sciemment en un rythme haletant. Du gros caractère, de l’interligne, de la marge, des retraits, tout ce qui peut amputer le texte est aujourd’hui salvateur, et j’en viens à regretter les gros pavés d’antan.