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	<title>Critica</title>
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	<description>Pertinent et Impertinent</description>
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		<title>Trop beau pour être vrai…</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 08:11:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lisa Montia</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’été va bientôt arriver, en tous cas d’après le calendrier ! Dès à présent, la question des livres à mettre dans les valises se pose. Dans le style « pas prise de tête mais bien écrit », on peut noter «Un jour après l’autre » sur la liste, mais à la fin malgré tout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’été va bientôt arriver, en tous cas d’après le calendrier ! Dès à présent, la question des livres à mettre dans les valises se pose. Dans le style « pas prise de tête mais bien écrit », on peut noter «Un jour après l’autre » sur la liste, mais à la fin malgré tout.</p>
<p>On est immédiatement absorbé par l’histoire de  Webster, jeune ambulancier secouriste, héros des temps modernes qui sauve des vies comme d’autres font des boulons, c&#8217;est-à-dire à la chaîne.</p>
<p>Ce travail est pour lui plus qu’une simple façon de gagner sa vie (du reste, question paye, c’est loin d’être le nirvana), c’est une véritable passion. Webster est gentil, bien élevé, bien dans le rang. Son rêve est de pouvoir s’offrir un jour un terrain qu’il a déjà repéré depuis belle lurette et d’y construire sa maison. Alors patiemment, Webster économise.</p>
<p>Une petite vie sans histoire dans une petite ville tranquille jusqu’au jour où il intervient sur un accident de la route et qu’il secourt Sheila. Et là paf, contre toute attente, notre ambulancier tombe sous le charme de la belle inconnue. Oubliés les principes et les règles, Webster est amoureux ! Tout va alors aller très vite, mariage précipité pour cause de bébé en route, aménagement dans un petit appartement, le voilà embarqué dans la grande aventure du couple.</p>
<p>Mais, oui forcément il y a un mais, notre héros va découvrir peu à peu le passé de sa dulcinée aussi trouble que les verres de whisky qu’elle s’envoie. Le bon samaritain est persuadé qu’il peut la sauver, et par la même, sauver sa famille. Pourtant la situation empire et le point de non retour est atteint.</p>
<p>Webster élève seul sa fille. Au fil des années celle-ci est devenue une ado type, en deux mots : exaspérante et excessive.  Plus encore que ses revirements, sa manière de jouer avec le feu (et l’alcool surtout) le ronge et l’inquiétude grandit chaque jour davantage. Webster va se retrouver contraint de faire à nouveau face au passé  pour sauver son enfant.</p>
<p>L’ouvrage se lit avec une incroyable facilité. C’est fluide, agréable, Anita Shreve mène parfaitement sa barque. Si bien qu’aux trois quarts du livre, on est à la fois étonné d’en être déjà là et surtout toujours intéressé par cette histoire de vie d’un héros ordinaire capable de se surpasser autant pour les autres que pour les siens. Ensuite, ça commence à tourner en rond. On a légèrement l’impression que l’auteur a du mal à s’en sortir et à trouver une fin à la hauteur du début.  C’est précisément là que le bât blesse. D’un beau récit relatant l’humain, on sombre dans du sentiment à l’eau de rose, voire carrément « rose bonbon ».</p>
<p>Quel dommage et surtout quelle déception ! Alors certes, le roman s’adresse plus à la base au public féminin mais ce n’est pas parce qu’on est une fille qu’on regarde forcément « Les feux de l’amour » !</p>
<p>Les belles histoires ne sont pas obligatoirement niaises, même s’il est vrai que la frontière est parfois mince. De son envie de nous parler de la fragilité, de la responsabilité des uns envers les autres et du pardon, Anita Shreve en loupant sa fin, ne parvient qu’à des effleurements. Ce portrait de famille si poignant une bonne partie du livre vire épisode des Bisounours dans le dernier quart. Il faut croire que j’ai passé l’âge et que je suis devenue une vieille saucisse ! Cependant, si larmes versées il y a eu, ce n’est pas d’émotion mais de dépit !</p>
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		<title>Le succès nuit-il au talent ?</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 12:59:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ghastoy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Editions Gaïa]]></category>
		<category><![CDATA[Katarina Mazetti]]></category>

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		<description><![CDATA[La question de ce titre mérite d’être posée : « le succès nuit-il au talent ? » Ce pourrait être un excellent sujet philosophique au baccalauréat de français, après tout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La question de ce titre mérite d’être posée : « le succès nuit-il au talent ? » Ce pourrait être un excellent sujet philosophique au baccalauréat de français, après tout.</p>
<p>Petit rappel historique. Critic@ n’a pas été en reste pour encenser les livres de Katarina Mazetti, qu’il s’agisse de « <em>Le mec de la tombe d’à côté</em> » ou « <em>Le caveau de famille</em> » (la suite, en fait). D’emblée on a su que Katarina Mazetti était une grande, et que désormais nous allions nous ruer sur tous ses titres.</p>
<p>Cette fois, en outre, notre œil a été charmé par le titre et la couverture, autant que par la signature de l’auteur. La 4<sup>ème</sup> de couv étant prometteuse, nous avons foncé sans l’ombre d’une hésitation. « <em>Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets… ainsi que son compte en banque. A la caisse d’un supermarché, elle tombe sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or ! C’est parti pour trois semaines d’immersion à La Béatitude, en compagnie d’un apprenti gourou, d’une « petite mère », et de quatre autres volontaires pour réinventer Dieu : un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau.</em> »</p>
<p>C’est toujours aussi bien écrit, et l’histoire est bien construite. Ok, j’arrête. Ceux qui me connaissent savent qu’il va forcément y avoir un « mais » à cette critique, que tout ce lent démarrage, en préambule et multiples justifications, va se terminer très vite et que je vais lâcher la bombe. Effectivement. Pour tout concéder, je me suis ennuyée à mourir. La magie n’a pas fonctionné cette fois. Pourtant, Katarina Mazetti utilise les mêmes ficelles que celles qui m’avaient embarquée dans « <em>Le mec de la tombe d’à côté</em> », en alternant le récit des protagonistes. Tiens, d’ailleurs, c’est justement peut-être ce qui n’a pas fonctionné. Le charme de la nouveauté n’y est plus.</p>
<p>Si j’étais petite souris glissée aux Editions Gaïa, j’aurais peut-être assisté à cette scène, qui sait ? « Madame Mazetti, vos livres ont cartonné, nous voulons absolument nous dépêcher de sortir votre prochain, pour surfer sur la vague de votre succès en librairie. Viteeeeeee, balancez votre nouveau roman. Pas le temps ? Mais si, ça ira très bien, les lecteurs vous aiment, il leur suffira de voir votre signature et ils vont se ruer sur le livre. Pas très abouti ? Nooooon, pensez donc. Pendant ce temps-là, vous pourrez en écrire un autre, en prenant votre temps, un bien meilleur. Et puis le spirituel, c’est très « tendance », ça va marcher, pas d’inquiétude. »</p>
<p>De fait, je suis persuadée que ce livre va cartonner une fois de plus, et que 95% des lectrices (les mêmes qui dévorent Katherine Pancol, Anna Gavalda, Guillaume Musso et Marc Lévy – merci de ne pas y voir un jugement péjoratif), vont adorer ce livre. Perso, si je reconnais les mêmes qualités qui m’ont fait adorer les précédents, et si je maintiens que Mazetti est incapable de produire de la « merdaille », il n’en demeure pas moins que je renifle l’essoufflement créatif et la chute un peu trop consentie dans la facilité de genre. Mais il est bien connu que je suis une méchante élitiste, à qui on ne la fait pas, qui se méfie des procédés éditoriaux hélas bien connus comme de sa première torgnole. En outre, une agnostique restant ce qu’elle est, « doudou » divin ou pas, nouvelle religion ou ancienne, tous ces entrelacs spirituels me fatiguent très vite. C’est donner trop d’importance à l’indéracinable connerie humaine !</p>
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		<title>À contre courant</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 12:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Padovani</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Christian Millau]]></category>
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		<description><![CDATA[Je connais bien des gens qui adoreraient être Christian Millau. Il a tout fait, ce type, et tout réussi. Il n’a rencontré que des gens intéressants, inventé un (feu) guide magnifique, il a conservé un sacré coup de fourchette, il a sillonné la planète, et affirmé sur le tard un joli brin de plume, dans la lignée des « Hussards » qu’il pleure à longueur de pages.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je connais bien des gens qui adoreraient être Christian Millau. Il a tout fait, ce type, et tout réussi. Il n’a rencontré que des gens intéressants, inventé un (feu) guide magnifique, il a conservé un sacré coup de fourchette, il a sillonné la planète, et affirmé sur le tard un joli brin de plume, dans la lignée des « Hussards » qu’il pleure à longueur de pages. Oui, je suis un inconditionnel de Millau qui, il y a un an, nous a envoyé un chouette message de remerciement pour avoir encensé son « Journal impoli ». Élégant, en plus !</p>
<p>Quinze mois plus tard, saluons la performance, il récidive en faisant paraître un nouveau Journal, soi-disant d’un mauvais Français. Bigre ! Pourquoi se fustiger ? Se refuse-t-il à payer ses impôts, à aider les vieilles dames à traverser la rue, à chanter La Marseillaise ou Le grand métinge du Métropolitain, incite-il à voter Marine ou Poutou, à conchier le drapeau et à prôner l’usage intensif du cannabis à partir de 22 heures ? Rien de tout ça. Il se contente de donner son avis, en iconoclaste revenu de tout, pas dupe de la politique, et encore moins de ceux qui la montent. Cela nous donne un joyeux jeu de casse-pipe, dont personne ne sort intact. Ainsi Cohn-Bendit : « <em>Lui je l’adore, il fait rien que foutre la merde dans son camp.</em> » Ainsi Chirac : « <em>Bernadette le disait l’autre jour à son pauvre mari au moment où il s’enfilait une troisième piña colada à la terrasse de Sénéquier : « Jacques, cela suffit ! Tenez votre rang ! </em>» Ainsi Eva Joly : « <em>dont la meute d’allumés rêve de faire pipi sur le gazon pour arroser les coccinelles. </em>», ou Cécile Duflot qualifiée de « <em>cougourde</em> ». Ou notre nouveau Président : « <em>le Monsieur Prudhomme du XXIe siècle.</em> » Il ose même toucher au mythe du Front popu : « <em>Quand, de l’autre côté du Rhin, un psychopathe brûle les livres et fabrique des canons, nous, à Billancourt, nous faisons la grève et dansons au son de l’accordéon, avant de partir en vacances. </em>» Réjouissant, tout ça !</p>
<p>Encore ? Avec plaisir : « <em>On a vu ce qui est arrivé à notre sainte mère l’Église du jour où ses prêtres, ses évêques et même ses cardinaux ont eu l’étrange idée de s’habiller comme vous et moi, sous la protection illusoire d’un pin’s en forme de crucifix à la boutonnière. Quand on en croise un dans la rue, on a envie de lui demander : « Et vous faites quoi, dans la vie ?</em> » Le meilleur moment du bouquin étant celui où il dépeint Charles Ritz, le proprio de l’hôtel éponyme, vivant dans une soupente de son établissement, au milieu d’un amoncellement de boîtes de cigares de La Havane, humidifiés grâce à une batterie de pots de confiture remplis d’eau. C’est pour ce genre de détails croquignolets qu’on l’aime, papy Millau.</p>
<p>Millau termine son ouvrage, avec une coquinerie, le 1<sup>er</sup> avril 2012, à quelques encablures du premier tour de la présidentielle, ce qui est frustrant. Tant qu’à tenir une chronique de la campagne, il aurait dû aller jusqu’au 7 mai au matin, histoire de corroborer quelques certitudes et rectifier certains jugements à l’emporte-pièce. Maître Pierre Dac l’avait claironné : les prédictions, c’est toujours difficile, surtout quand elles concernent l’avenir. Bon, autant le dire, j’ai été un peu déçu. Ce choix du journal au jour le jour, iconoclaste et dilettante, est un procédé un peu usé, d’autant que chacun ne possède pas le talent de Jules Renard ou de Léautaud. Et les réactions épidermiques, ou les humeurs passagères de Christian, qui tape beaucoup sur la gauche et un peu sur la droite, on s’en tamponne un peu le coquillard. D’autant que si on a lu son superbe « Journal impoli » on y trouvera bien des redites, et les mêmes marques d’affections envers Félicien Marceau, Cocteau, Céline, Nimier, Montherlant ou Montaigne. La littérature, c’est comme le vin. Il y a de bons crus, et d’autres années des cuvées un peu moins gouleyantes, mais qui se boivent quand même. Tchin-tchin !</p>
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		<title>Un voyage, pas une fuite en avant&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 11:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ghastoy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Editions Nicolas Chaudun]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Déon]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Aubertin]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, nous y sommes ! Illustration parfaite d’un adage qui a prévalu à la réputation de Critic@ : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur. Je répète : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà, nous y sommes ! Illustration parfaite d’un adage qui a prévalu à la réputation de Critic@ : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur. Je répète : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur.</p>
<p>Bingo. Demande polie des éditions Nicolas Chaudun : est-il possible de vous faire découvrir nos ouvrages ? Nous, polis : mais faites donc ! Les bouquins arrivent. Joli format, petits livres, sobres, mignons. Ca vaudra une brève gentille dans nos colonnes. Et puis, on plonge dans la lecture du Michel Déon, notamment. Pensez, il n’est de pire difficulté que de vouloir « résumer » des auteurs de sa trempe. Le danger est là, bien présent. Premières lignes : <em>« On ne voyage pas pour son plaisir. Ce n’est pas possible. Les trains, les routes, les aérodromes, les frontières sont autant de hasards qu’un peu d’expérience invite à provoquer de moins en moins. </em>» En quelques pages, on frémit, on a le palpitant qui s’emballe : c’est tout ce qu’on aime, voilà c’est ça, ils ont tout compris. Ca, c’est de la littérature, ça c’est du bon, du lourd, et le petit livre devient très vite grand dans nos cœurs.</p>
<p>Partir, le thème de prédilection de nombre d’auteurs depuis longtemps, peut-être l’essence même de l’écriture, qui aime tant parler de voyages autant intérieurs qu’extérieurs…  Leur mémoire hante ces pages, de Montherlant à Blaise Cendrars, de Paul Morand à Valery Larbaud. Voici donc 156 pages, à 25 lignes par page, 6 mots par ligne, un rien, une douceur, comme un dessert qui fond sous la langue. Ca se lit sans fin.</p>
<p>Le Français voyage mal, c’est connu. Ou plutôt ne sait pas voyager. Il est donc particulièrement agréable de revenir aux fondamentaux, de retrouver des voyageurs intelligents, sensibles, qui ont relégué les certitudes et les orgueils au rang de défauts rédhibitoires. Michel Déon nous réconcilie avec le Français en goguette. Rencontres, lieux improbables, visions nouvelles, décalées. Poésie des mots, spontanéité des avis et des échanges.  Partir est un carnet de voyage sans dessin. Où les dessins, les collages, sont des mots, et où le résultat obtenu est une mosaïque colorée, vivante, et joyeuse. Espagne, Grèce, Crête, Portugal, Angleterre (Londres, et la campagne anglaise), départ immédiat pour les errances de Michel Déon, sélectionnées par Olivier Aubertin.</p>
<p>En matière de voyage, Michel Déon est un spécialiste nonchalant. Lui qui, après la guerre, choisit l’errance voyageuse comme axe de vie, allant jusqu’à s’installer avec femme et enfants en Irlande, et partageant son existence avec la Grèce. Ces carnets de voyage montrent l’impact des destinations sur ses écrits, plus encore sur sa forme de penser et d’être au sens noble du terme. La compilation est bien faite, équilibrée et sensible, presque amoureuse. Tout du moins intelligente.</p>
<p>Un vrai régal, qu’on vous dit… Quand plaisir et culture se réconcilient. A mettre sans aucune modération dans toutes les mains…</p>
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		<title>Aboule la thune, le flouze, les pépéttes, et plus vite que ça…</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 09:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ghastoy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En recevant le livre, j’ai un peu boudé. Car si je suis une inconditionnelle de Douglas Kennedy, ou du moins de ses romans, j’apprécie beaucoup moins ses « récits annexes », qu’il s’agisse de « Au pays de Dieu » (2004) ou de « Au-delà des pyramides » (2010).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En recevant le livre, j’ai un peu boudé. Car si je suis une inconditionnelle de Douglas Kennedy, ou du moins de ses romans, j’apprécie beaucoup moins ses « récits annexes », qu’il s’agisse de « Au pays de Dieu » (2004) ou de « Au-delà des pyramides » (2010).</p>
<p>Là, quand j’ai compris qu’il « rebelotait », j’ai vraiment tiqué, d’autant que le sujet de l’argent me rebute pas mal, et je ne voyais pas plus antinomique que la relation entre littérature et flouze ! Mais dès les premières pages, Douglas Kennedy m’a vite calmée, en expliquant que la relation entre le fatidique argent et nous-mêmes est très, très révélatrice. Du genre « dis-moi comment est ta relation à l’argent, et à coup sûr, je te dirai qui tu es ». Donc, forcément, si je reposais le livre et y apposais un définitif 2/20, j’allais recevoir une lettre de Doug’ qui m’expliquerait que ma gène était le signe de ma difficulté à m’arracher à ma condition première, l’aveu de ma jeunesse coupable et bla bla bla… Autre raison qui m’a poussée à aller plus avant dans ma lecture, c’est qu’indéniablement le thème de l’argent est (avec la fuite) le « dada » de Kennedy dans nombre de ses romans. Clairement, je ne pouvais d’un côté affirmer que j’aimais les bouquins de Kennedy et de l’autre refermer celui-ci de façon péremptoire et subjective. Soit…</p>
<p>J’ai bien tenté un : « Chalvi, Pado, vous voulez pas chroniquer le dernier Kennedy, ça a rapport à la thune ! » mais les deux monstres m’ont regardée comme si j’étais folle et ont bougonné un truc du genre : « faudrait savoir, d’habitude on n’a pas le droit de toucher au Dieu Kennedy, et là elle veut nous le refourguer, elle est malade ? » Définitivement, je n’avais donc pas le choix…</p>
<p>Bien m’en a pris. Plus qu’un froid rapport sur l’argent, c’est ici toute une galerie de portraits particulièrement bien dépeints, de lieux bouillonnants qui sont décrits, avec la plume de qualité que l’on reconnaît à Douglas Kennedy. Un voyage (autre thème récurrent de l’auteur) s’engage alors, de New York à Singapour en passant par Londres ou Casablanca. Et même Budapest ou Sydney. L’humour n’est jamais loin. La 4<sup>ème</sup> de couv nous apprend que Kennedy a entamé l’écriture de cet ouvrage, à peine âgé de 35 ans et sans un sou vaillant en poche, pourtant c’est toute sa maîtrise littéraire, curieusement, qui ressort ici, nous faisant plonger avec délectation (eh oui) dans un milieu que l’on pensait détester. On se surprend à faire défiler les pages, à sourire, à être curieux, à poser une réflexion nouvelle sur notre propre relation à l’argent, de façon plutôt honnête et décomplexée. Mieux, l’argent devient part intégrante d’un pays, d’un état d’esprit, de la personnalité de chacun. Si Douglas Kennedy est un parfait « recenseur d’âmes », c’est peut-être aussi parce qu’il a compris – et l’exprime ici – que la relation à l’argent fait partie intégrante de chacun de nous, parle beaucoup plus de nous que nous ne voudrions parfois l’admettre. Le « succès sans le stress », c’est possible ? Lisez Douglas Kennedy pour le savoir.</p>
<p>Petit post-scriptum : Douglas Kennedy sera l’invité des Assises Internationales du Roman à Lyon, les 1<sup>er</sup>, 2 et 3 juin, et également invité au Salon du Livre de Nice les 9 et 10 juin.</p>
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		<title>Il fallait qu’Eddy soit bon. Loupé !</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 10:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Chalvidant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Bof]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Varrod]]></category>
		<category><![CDATA[Eddy Mitchell]]></category>
		<category><![CDATA[Editions La Martinière]]></category>

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		<description><![CDATA[Chic, Eddy Mitchell se raconte ! Ou du moins, il rajoute quelques confidences à ses deux précédents bouquins, « P’tit Claude », paru en 1994, et surtout « Gala, galères », une première autobiographie sortie il y a 33 ans… ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chic, Eddy Mitchell se raconte ! Ou du moins, il rajoute quelques confidences à ses deux précédents bouquins, « P’tit Claude », paru en 1994, et surtout « Gala, galères », une première autobiographie sortie il y a 33 ans… Avec entre temps un clin d’œil  fourni par « Cocktail Story », sorte de compilation de breuvages de tous degrés et de toutes couleurs, dont l’idole a usé et abusé en 50 ans de carrière. Quand on est rocker, on assure !</p>
<p>Patatras ! Car pour qui a de la mémoire, et une bibliothèque un peu solide, une évidence s’impose : Eddy se répète. La majorité des anecdotes racontées ici figurent déjà dans son « Galas, galères », de 1979, comme si rien ne lui était arrivé depuis. Ainsi Johnny qui lui pique ses vinyles de Gene Vincent lors d’une boom square de la Trinité, ses rencontres avec Claude François, alors baptisé « Coco », avec Gégène bien sûr, dont il imite toujours l’attitude sur scène, la jambe en arrière. Ou avec Jacques Dutronc, alias Gaston, aux lunettes à triple foyers et aux joues couvertes de boutons. Tout y était déjà : la balade au Colorado et au Texas avec Jean-Marie Périer, le voyage en Roumanie où l’organisateur ressemble à Christopher Lee, et où on lui demande de payer 300 dollars pour le téléphone qu’il aurait cassé dans sa chambre d’hôtel. Tout était dit, tout Eddy. Même son admiration pour Jean Girault, le créateur du lieutenant Blueberry, et l’origine du surnom « Schmoll » (du yiddish « schmok », qui signifie « connard »), ou celle de son prénom Eddie (en hommage à Constantine, l’acteur, pas la ville !)</p>
<p>Heureusement, le « gros bœuf » (surnom donné dans les années 70 par Gérard Klein) a actualisé ses souvenirs en n’hésitant pas à sortir la boîte à gifles. Ainsi de Daniel Filipacchi : « Il ne nous aimait pas beaucoup. » De Vince Taylor : « Pour nous qui connaissions Gene Vincent, il était une forme de mauvaise décalcomanie… Sa voix n’était pas à la hauteur. » De Sheila : « Elle proposait des titres qui étaient destinés aux petits. C’était à la chanson ce que Nounours, Nicolas et Pimprenelle étaient à la série télé  pour enfants. » De Dick Rivers : « Il a connu en solo un parcours étrange (…) J’ai souvent la sensation qu’il place sa voix dans un tube en verre, qu’il chante comme un souffleur, c’est une impression qui selon moi enlève du corps à ce qu’il interprète. » Des Enfoirés : « J’ai décidé de renoncer à y participer. Le mélange des genres me consterne. Je suis un chanteur professionnel, je ne vais pas commencer à me coltiner un footballeur, un nageur, ou des figures de la télévision qui chantent comme des pinces. » Ou de Gainsbourg, toujours content de lui, fier de sa phrase fétiche : « On en a eu, des boudins ! »</p>
<p>En fait, je sais ce qui me gène dans le personnage d’Eddie : c’est son obstination à déprécier son époque « Chaussettes noires ». Toujours une petite vacherie sur le groupe, qui n’arrivait pas en enchainer un troisième accord, ou sur la qualité des chansons, si cucu praline. Qu’il sache que pour beaucoup, sa carrière de crooner léger, couleur menthe à l’eau, ou de comédien  coup de torchon n’est rien à côté de ce qu’il a représenté au début des années 60. Il l’assume pourtant avec dédain et ses vrais fans le vivent mal. Que les autres se rassurent : ses adieux à la scène ne signifient nullement qu’il arrête la chanson. Un album est prévu pour 2014. En revanche, un autre livre n’est pas indispensable.</p>
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		<title>Le conteur vosgien a encore frappé !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 15:26:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lisa Montia</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pierre Pelot]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les histoires, c'est un peu de la vie en dimanche » C’est ainsi que Pierre Pelot exprime sa passion pour l’écriture. En l’occurrence, « Givre noir » c’est du dimanche grande classe, avec grasse mat’, croissants chauds et rose parfumée sur le plateau ! (oui, à chacun ses délires hein !)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Les histoires, c&#8217;est un peu de la vie en dimanche </em>» C’est ainsi que Pierre Pelot exprime sa passion pour l’écriture. En l’occurrence, « Givre noir » c’est du dimanche grande classe, avec grasse mat’, croissants chauds et rose parfumée sur le plateau ! (oui, à chacun ses délires hein !)</p>
<p>Quand on shoote Miss Image (et pas à coup de téléobjectif) à Epinal, Gerbois, journaliste local désabusé est prié de couvrir l’affaire. Un déluge à la « Noé »s’abat sur la ville, un temps à ne pas mettre un chien dehors et pourtant le Gerbois, il doit sacrifier ses pompes quasi neuves. Temps pourri, ville pourrie, vie qui prend l’eau… Miss Image, il la connait ainsi que toute sa petite bande. Des étudiants qu’il a l’habitude de rencontrer précisément dans le troquet où la Miss vient de se faire canarder. Ainsi débute le livre.</p>
<p>Chapitre 3, on bascule dans une nuit estivale, terrassée par la canicule. Le train-train d’une maison bourgeoise en décrépitude et de ses habitants va sérieusement être bousculé. Stany et Mado, couple de sexagénaires semblaient pourtant y mener une vie tranquille avec leur nièce Nell (une beauté de vingt ans). Mado, partie seule au cinéma, va en revenir accompagnée par une vieille connaissance rencontrée par hasard, soi-disant. Très vite, on s’aperçoit que personne n’est dupe, à commencer par Nell qui surprend, la nuit même, sa tante et Dustin (l’invité surprise) tendrement enlacés. Un « very black micmac » va alors s’engager entre ses quatre personnages qui ont tous leurs petits secrets.</p>
<p>Pierre Pelot alterne donc de chapitre en chapitre ces deux histoires, qui, on s’en doute assez vite, n’en font qu’une au final.</p>
<p>Même si l’intrigue est assez basique, elle n’en est pas pour autant inconsistante, loin de là. Cependant le vrai talent de l’écrivain réside dans sa capacité à croquer ses personnages, à les animer au point qu’on les visualise totalement. Il adapte avec génie les dialogues en fonction des protagonistes. Fieffé manipulateur de la langue et fameux joueur de mots, Pierre Pelot peut faire preuve d’une écriture très soutenue (pour Stany) ou d’un langage plus fleuri ou plus familier en ce qui concerne les autres personnages. En tous cas, on se délecte page après page de ses perles :</p>
<p><em>« - C&#8217;est pas parce qu&#8217;on lit L&#8217;Auto-Journal qu&#8217;on est plus con qu&#8217;un autre, ceci dit, estima Dustin [...]<br />
- Certainement, dit Stany. [...] Étant tout de même entendu que, dans le cas de ce garçon, Mado n&#8217;a pas tort. Vous lui dites Toulouse-Lautrec, il vous répond Paris-Dakar. » (p.77)</em></p>
<p>Ou encore :</p>
<p><em>« Il advint que Mitidjène carrément se retrouva à deux doigts de mettre son poing dans la gueule d&#8217;un cornichon tombé de son bocal [...] La copine du cornichon, encore plus vinaigrée que lui, devint excessivement aigre quand la garde rapprochée entreprit de virer son guignol. Tout avait fini dans les cris, victoire à Mitidjène, qui pour gueuler ne craignait personne, et les deux condiments s&#8217;étaient fait virer. » (p.136/137)</em></p>
<p>Deux petits extraits qui, je l’espère, vous donneront envie de vous précipiter sur ce roman court mais ô combien intelligent et efficace.</p>
<p>Info bonus : « Givre noir » est en cours d’adaptation audiovisuelle par Robin Renucci et Chantal Pelletier, on espère que le résultat sera à la hauteur de ce beau faiseur d’histoires qui endimanche si bien nos vies de lecteurs.</p>
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		<title>Avant de voter, lisez ça !</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 14:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Chalvidant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[On aime]]></category>
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		<category><![CDATA[Fleuve Noir]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Dard]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio]]></category>

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		<description><![CDATA[Question liminaire : si Frédéric Dard vivait encore, le laisserait-on écrire sans qu’une quelconque ligue de restriction de la pensée ne fasse interdire ses admirables monstruosités ? Parce qu’avec lui, pas de finasseries sémantiques, pas de phrases bien pensantes, pas de pudeurs hypocrites.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Question liminaire : si Frédéric Dard vivait encore, le laisserait-on écrire sans qu’une quelconque ligue de restriction de la pensée ne fasse interdire ses admirables monstruosités ? Parce qu’avec lui, pas de finasseries sémantiques, pas de phrases bien pensantes, pas de pudeurs hypocrites. Avec lui, un con est un con, au propre comme au figuré, ça exulte de la braguette, ça troufignole à trous que veux-tu, ça jubile de la baguette magique, on accède directement au « pignon sur rut ». Avec lui, pas de « personnes homosexuelles », comme le dit en baissant les paupières la grenouille de bénitier Christine Boutin, mais simplement des « emmanchés ». Ah, que tout cela est jubilatoire !</p>
<p>Tout le monde est invité au casse-pipe : les chroniqueurs de tout poil ne sont bien sûr pas oubliés : « <em>Et après tout, bordel, pourquoi accepterions-nous d’être pris à partie par les journalistes au gré de leurs lubies ? Toujours le dos rond, merde ! C’est notre veulerie qui fait la force des médias. La rebiffe, ils ignorent ce que c’est, ces bons apôtres. Eux décident et nous devons subir. Leur rendre des comptes, sempiternellement. (…) Ils s’érigent en conscience populaire. Mais de quel droit, nom de Dieu ? Le premier trou du cul venu qui se pointe avec un micro vous somme de vous justifier. </em>» Pascale Clarck, Jean-Michel Apathie, Michel Denisot, pourquoi vous toussez ?</p>
<p>Le monde politique vu par Dard, c’est stock-car à tous les étages. Pas un politicard qui ne soit animé des plus sombres pensées, qui ne mène une double, voire une triple vie, qui ne se foute du peuple comme de sa première capote, et qui ne se serve du pouvoir pour trouducuter à douilles rabattues, avant d’aller prêcher la vertu devant les caméras. Et encore, il ne connaissait pas DSK…</p>
<p>Reconnaissons aux Éditions Fleuve Noir le sens de l’opportunisme : republier, quelques semaines avant l’élection présidentielle, ce petit chef d’œuvre de San-Antonio, mettant en scène des politiciens (naturellement véreux) est parfaitement judicieux. Comme quoi rien n’est nouveau sous le soleil, d’ailleurs, puisque sa première édition date de 1981, l’année de l’élection du sphinx de Solutré, ou de Chinon, ou du quai Branly, comme voulvoul. Il faut croire que nos hommes politiques obéissent aux mêmes codes et aux mêmes mauvaises habitudes, puisqu’il suffit de superposer Horace Tumelat et François Mitterrand, ou le tourmenté du FMI, et le plaisir n’en sera que décuplé. Sauf que Horace est un paillard priapiste et que notre ancien président était quand même un chouia coincé, qui tirait ses coups en loucedé.</p>
<p>Dard était un obsédé de gland rayonnant, un couillu truculent qui se permettait toutes les audaces. Le moule est cassé. On ne note pas San-Antonio. Ou on lui met 21, ou pi-3-14116 ; ici, on lui accorde 19/20, parce que davantage, ce serait obséquieux et il n’aurait pas aimé ça. Avec lui, on n’est plus dans le polar, mais dans la littérature chevaleresque à l’état pur, avec cavalcades sexuelles comme points d’orgues. Rares sont ceux qui osent, qui inventent, qui malaxent la langue sans la massacrer et même, oui Madame, en la respectant. En ces moments où on ne s’amuse pas beaucoup, ce livre est salutaire. Dard, couillon, tu nous manques !</p>
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		<title>Beaucoup de « pia-pia » pour peu de résultats !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 19:57:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lisa Montia</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bof]]></category>
		<category><![CDATA[Editions la branche]]></category>
		<category><![CDATA[Pia Petersen]]></category>
		<category><![CDATA[Vendredi 13]]></category>

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		<description><![CDATA["Vendredi 13" est une série littéraire qui rassemble treize écrivains différents autour du thème de cette date fatidique pour certains, synonyme de chance pour d’autres. En tous cas, cela a été le point de départ imposé à chaque auteur sollicité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Vendredi 13&#8243; est une série littéraire qui rassemble treize écrivains différents autour du thème de cette date fatidique pour certains, synonyme de chance pour d’autres. En tous cas, cela a été le point de départ imposé à chaque auteur sollicité.</p>
<p>Pia Petersen a choisi de nous présenter l’histoire d’Hugo, un tueur à gages en pleine rédemption. Une rencontre, ça peut vous changer la vie, alors deux… pensez donc !</p>
<p>Tout d’abord, celle avec un curé alcoolique qui lui offre un livre, puis celle avec un chiot en quête d’amour absolu et dont il vient de zigouiller le maître. Jusque là, Hugo ne se posait pas trop de questions et maîtrisait totalement ses objectifs. Seul impératif dans sa vie : respecter l’ordre établi et ses règles. En l’occurrence celles dictées par son patron, dirigeant d’une multinationale. Son rôle étant d’éliminer toutes difficultés ou obstacles qui viendraient entraver la bonne marche des affaires. Mais voilà que suite à sa lecture et à l’adoption du chiot, il n’a plus sa tête le gars ! Il a décidé désormais de faire le bien et de ne plus tuer personne. Malheureusement pour lui, une bande de hackers baptisée « Vendredi 13 » va contrarier ses plans en s’en prenant à son employeur.</p>
<p>L’angle choisi était donc à priori jubilatoire et prometteur mais au-delà de ça, eh bien « ça craint un peu du boudin » ! Et ce n’est pas la confrérie des bouchers-charcutiers qui me contredira lorsque j’affirme que même si le sang fait partie de la recette, cela ne suffit pas ! Il faut bien d’autres ingrédients pour obtenir la saveur désirée.</p>
<p>Or la cuisine de Pia Petersen est un peu insipide. Les personnages sont caricaturaux. Un prêtre désabusé et boit-sans-soif, des geeks parodiés à souhait, le patron forcément crapule, ultra libéral et cocaïnomane. La galerie se poursuit avec le collègue d’Hugo, gorille qui vient du grand froid et qui n’a jamais dégelé (tyrannisé par feu son épouse et qui, depuis, préfère les fillettes). Bref, je ne vais pas tous les passer en revue mais quasiment aucun des personnages n’y n’échappe.</p>
<p>Le souci, c’est que l’auteur louvoie entre plusieurs tendances sans jamais finalement se décider. On est loin de la verve des « Tontons flingueurs » (dommage), pas vraiment non plus  dans l’esprit déjanté des porte-flingues de Tarantino (auquel cas la caricature aurait pris tout son sens). Alors une fable philosophique ? Là encore,  il aurait fallu davantage de poésie pour que cela soit convaincant. Pia « piapiate » enfonçant les portes ouvertes à tout-va.</p>
<p>« Le chien de Don Quichotte » peut donc rester tranquille à la niche. Il était attirant mais ne tient pas ses promesses sur la distance. Constat regrettable lorsqu’une idée de départ est aussi bonne, d’où malgré tout, un 10 de mansuétude. Note également due à la description d’Esteban, l’« omni patron » qui m’a furieusement rappelé quelqu’un tant par sa conception de la société que par son tic d’épaules dès qu’il s’énerve. Et je dois bien avouer que cela m’a plutôt régalée.</p>
<p>Sur ce, je m’en vais ronger un nouvel os, histoire de garder un peu de mordant !</p>
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		<title>Sherry Cracker et les sept voleurs</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 12:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ghastoy</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Belfond]]></category>
		<category><![CDATA[D.J. Connell]]></category>

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		<description><![CDATA[Un genre d’Amélie Poulain à la sauce british, vraiment « zarbi » la fille. Du genre qui a appris la vie dans feu l’Encyclopædia Britannica, et adore porter des pantalons écossais (pouah).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un genre d’Amélie Poulain à la sauce british, vraiment « zarbi » la fille. Du genre qui a appris la vie dans feu l’Encyclopædia Britannica, et adore porter des pantalons écossais (pouah). Son patron, Mr Chin, va la sommer très vite de faire des efforts pour « devenir normale », et Sherry Cracker se met donc en quête d’une sensation inconnue : la banalité. Y parviendra-t-elle ? C’est toute la question de ce roman, léger et rafraîchissant. Après <em>« Julian Corkle est un fieffé menteur</em> », D.J. Connell nous revient donc. Et chez Critic@, « sorry », mais on n’accroche toujours pas. Il faut bien que ça arrive parfois…</p>
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