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Douglas Kennedy, le chouchou de ces dames !
A tous ceux qui ont râlé parce que nous n’avons pas publié de critiques pendant l’été, qu’ils se rassurent : nous n’étions pas inactifs, nous lisions ! Et on s’est même tapé l’intégrale de Douglas Kennedy avant de lui consacrer ce dossier. Quand je dis « tapé », on peut penser que c’était fastidieux, mais en fait pas du tout. Cet auteur fait partie de nos romanciers chouchous. Au sommaire de ce dossier, donc, des notes pour tous les bouquins de Douglas Kennedy avec nos observations (forcément subjectives, n’oubliez pas), son actu, les « secrets » glanés sur lui, bref la totale !
Au sommaire de ce dossier de Critic@
A tous ceux qui ont râlé parce que nous n’avons pas publié de critiques pendant l’été, qu’ils se rassurent : nous n’étions pas inactifs, nous lisions ! Et on s’est même tapé l’intégrale de Douglas Kennedy avant de lui consacrer ce dossier. Quand je dis « tapé », on peut penser que c’était fastidieux, mais en fait pas du tout. Cet auteur fait partie de nos romanciers chouchous. Au sommaire de ce dossier, donc, des notes pour tous les bouquins de Douglas Kennedy avec nos observations (forcément subjectives, n’oubliez pas), son actu, les « secrets » glanés sur lui, bref la totale ! Que vous n’alliez surtout pas croire que nos silences sont des fainéantises ! Ou la justification de notre mois d’août en direct-live pour les plus incrédules !
Douglas Kennedy, portrait
Première info et pas des moindres pour les fans, le site officiel français de Douglas Kennedy vient d’ouvrir à l’adresse suivante : www.douglas-kennedy.com
C’est là que nous sommes allés piocher les infos suivantes pour vous donner sa biographie :
« Douglas Kennedy est né à Manhattan le 1er janvier 1955. Il grandit dans l’Upper West Side, étudie à la Collegiate School (le plus vieux lycée de New York) et au Bowdoin College dans l’état du Maine, avant de partir un an au Trinity College de Dublin, en 1974. De retour à New York il passe plusieurs mois à travailler sans succès comme régisseur dans des théâtres de seconde zone de Broadway. En mars 1977, entre deux productions, il décide de partir à Dublin pour rendre visite à des amis. Vingt-six ans plus tard, il habite toujours de ce côté-ci de l’Atlantique.
Quelques jours à peine après son arrivée à Dublin, il devient cofondateur d’une compagnie de théâtre. Dix-huit mois plus tard, il rejoint le National Theatre of Ireland en tant qu’administrateur de la branche expérimentale. Il y passe cinq années (1978-1983), pendant lesquelles il commence à écrire, la nuit. En 1980, il vend sa première pièce à la chaîne de radio britannique BBC Radio 4 qui lui en commandera deux autres.
En 1983, il démissionne de son poste au National Theatre of Ireland pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Pour survivre, il devient journaliste free-lance, notamment pour l’Irish Times où il tient une rubrique de 1984 à 1986. En 1986, sa première pièce pour la scène est un échec désastreux, tant critique que public. Peu de temps après, l’Irish Times supprime sa rubrique. »
Et tant qu’on y est dans le « copier-coller », offrons-nous ce Douglas Kennedy par Douglas himself :
Douglas Kennedy interroge Douglas
Douglas Kennedy. Votre mot préféré ?
Douglas. Voyage.
DK. Le mot que vous aimez le moins ?
D. Quotidien.
DK. Qu’est-ce qui vous stimule sur le plan créatif, spirituel ou émotionnel ?
D. L’urgence de l’écriture, la conscience de la fuite du temps, et les plaisirs extrêmes que procure l’art.
DK. Qu’est-ce qui vous dégoûte ?
D. Les certitudes… en particulier les certitudes religieuses ou politiques.
DK. Votre gros mot préféré ?
D. Merde ! (en français dans le texte)
DK. Le son ou le bruit que vous aimez ?
D. Le rire de mes enfants.
DK. Le son ou le bruit que vous détestez ?
D. Le verbiage de quelqu’un qui étale une vision du monde manichéenne.
DK. Quelle autre profession que la vôtre aimeriez-vous exercer ?
D. Chef d’orchestre.
DK. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
D. Homme politique.
DK. Si le Paradis existe, qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise le jour de votre mort ?
D. Deux choses : « Tu avais raison de ne pas croire en Moi. » Et « De tous tes romans, mon préféré c’est… »
Comment on ressent Douglas Kennedy chez Critic@ :
Sensible, certes, et c’est peut-être la première chose qui ressort de son écriture. Certainement aussi ce qui fait que les femmes aiment autant le lire, qu’elles se retrouvent dans ses personnages. Le côté féminin de Douglas Kennedy n’est pas caché, et s’accommode fort bien à ses histoires. Ensuite, et sans tomber dans la psychologie de comptoir à deux euros, il nous semble que ses premiers échecs créatifs l’ont profondément marqué. Les thèmes de la fuite, de l’échec, de la reconstruction personnelle passant par la perte totale des repères sont récurrents à tous ses ouvrages. Il faut toucher le fond pour remonter semble être son credo permanent. Par une écriture toujours fluide (et merveilleusement retranscrite par un traducteur de qualité, pour la France), marrante, légère, l’écrivain s’impose comme un être susceptible de comprendre toutes nos galères. De fait, il devient rapidement dans l’inconscient du lecteur une sorte de « copain » avec qui on se taperait volontiers une bibine en refaisant le monde. Pas étonnant qu’il annonce que l’autre profession qu’il aimerait exercer, en dehors de l’écriture, soit celle de chef d’orchestre. Disséminé dans tous ses romans, l’amour de la musique suinte régulièrement, et notamment de la musique classique. De même, il sait imprimer à son écriture une mélodie toute singulière. Rythmée, tantôt douce ou hachée, ciselée, son écriture est en soi une musique.
La seule réserve que nous émettons le concernant tient à ses deux ouvrages non « romancés » : « Au pays de Dieu » et « Au-delà des pyramides », mais c’est vraiment parce qu’on est supra-subjectifs qu’on dit ça, et qu’on adore s’immerger dans ses romans. Voilà tout… Les récits personnels ou de voyages ne nous ont pas « trimballé » comme les romans, mais n’en restent pas moins de qualité. A noter que « Au-delà des pyramides » est le premier bouquin de Douglas, qui ait longtemps moisi dans ses tiroirs, et le livre démarre par une introduction de Douglas lui-même, qui raconte ses débuts assez difficiles. C’est ce qu’on a préféré de l’ouvrage…
L’homme qui voulait vivre sa vie, un film
Sortie sur les écrans français : 3 novembre 2010
Signé Eric Gatineau à la réalisation, ce film sort ce 3 novembre sur les écrans français, et fait déjà grand bruit. Marina Foys et Romain Duris sont aux manettes dans les rôles principaux, et nos « tuyaux » nous affirment que Douglas Kennedy aurait été ravi de l’adaptation cinématographique de son livre. En ce qui nous concerne, on se tâte encore, pas certains d’aller voir le film, suite aux « ajustements » effectués par Gatineau, qui, ne voulant pas confier le sale rôle à sa chérie Marina Foys, a singulièrement adouci le personnage de l’épouse (qui dans le bouquin, est carrément gonflante et ignoble !). De la même façon, on reste toujours suspects devant l’adaptation cinématographique d’un livre qu’on a aimé. On a vu le carnage donné par l’adaptation de « L’élégance du Hérisson » de Muriel Barbery, ou plus vulgairement les versions cinémas loupés de certains « Harry Potter » pour faire court. Cette fois, c’est autre chose qui nous retient : le fait que les livres de Douglas provoquent chez le lecteur son « adaptation » personnelle, avec cette petite musique évoquée plus avant. Chacun invente son voyage, son errance, ses personnages, et d’ores et déjà, je puis affirmer que je ne voyais pas du tout le personnage central avec les traits de Romain Duris. Aïe !
Ensuite, et ce qui m’arrête immédiatement, c’est le fait qu’on crie au génie sur le film de Gatineau (Ruquier en premier) sans avoir lu le bouquin, qui était une sacrée base pour le porter à l’écran. Tout le boulot a été fait par Douglas Kennedy, et les lauriers vont retomber sur Gatineau qui avait une histoire en or (ça aide) à « simplement » adapter. Ce n’est pas propre à ce film, ça me gène à chaque fois. Encore de la subjectivité, penserez-vous à raison ! Ou simplement le sentiment que sans bon écrivains-scénaristes, les réalisateurs n’auraient pas grand-chose à se mettre sous la dent. On a vu ce que l’excellent « Ne le dis à personne » d’Harlan Coben a donné comme matière à Guillaume Canet pour l’adaptation cinoche. Mais Coben a été totalement éclipsé par le film, et ça m’énerve un peu… That’s all.
Les livres
Primo, pour celles et ceux qui auraient un budget livre serré, sachez que tous les Douglas Kennedy sont disponibles en poche, donc pas de retenue financière, vous pouvez vous « taper la totale » sans faire hurler votre banquier. Voilà une nouvelle qu’elle est bonne !
L’homme qui voulait vivre sa vie :
Ben Bradford a tout réussi « officiellement ». Marié, père de deux enfants adorables, avocat, même s’il a pour cela abandonné ses rêves d’être photographe. Quand il apprend que sa femme le trompe avec un photographe « assumé », il pète un câble. Quête d’identité, oubli de ses rêves personnels sur le chemin de la vie, errance (encore une fois), ce roman est tout simplement passionnant.
Note Critic@ : 18/20
La poursuite du bonheur :
Retenez ce nom : Jack Malone ! Une histoire d’amour, les secrets de famille enterrés, les fantômes du passé qui ressurgissent, un roman singulier sous la plume de Douglas Kennedy. Pas notre préféré, mais bien quand même. Surtout, très bien écrit.
Note Critic@ : 15/20
Rien ne va plus :
Un de nos préférés. L’histoire d’un scénariste, David Ermitage, qui galère pas mal, jusqu’au jour où le succès vient enfin, et qu’il est contacté par un milliardaire cinéphile original qui l’invite sur « son » île. L’histoire nous a fait trembler et devrait inciter les prétendants à l’écriture à se montrer vigilants sur la protection de leurs œuvres ! Une descente aux enfers haletante et très angoissante.
Note Critic@ : 18/20
Une relation dangereuse :
Un bouquin surprenant sous la plume d’UN auteur, puisqu’il aborde le thème douloureux du « baby blues », version super grave. On en a parlé aux copines qui avaient souffert de l’étonnant syndrome et qui nous ont confirmé que c’était aussi douloureux. Encore une descente aux enfers (le mari est à tuer !), ultra angoissante. On y a passé des nuits blanches, c’est vous dire ! Un exploit pour l’écrivain qui entre vraiment dans la peau d’une femme pour livrer ce presque témoignage. Grandiose.
Note Critic@ : 18/20
Au pays de Dieu :
Plutôt une enquête en forme de road-movie sur l’Amérique des cathos intégristes. Le sujet nous répugne trop pour nous avoir entraînés. Malaise. Mais pour ceux que ça ne gène pas, allez-y, c’est très bon !
Note Critic@ : 14/20
Les charmes discrets de la vie conjugale :
Ou comment une erreur de jeunesse peut chèrement se payer. On angoisse à mort pour la pauvre Hannah, embarqué dans cette histoire rocambolesque, elle qui ne rêvait que de calme et de stabilité, c’est un peu loupé. Toujours un détail qui vous pète à la gueule quand vous vous y attendez le moins, un autre thème cher à Douglas Kennedy, et la fuite, la fuite, et la route pour celui qui adore rouler quand il écrit un livre, manière de préparer ses histoires. Flippant !
Note Critic@ : 17/20
Piège Nuptial (titre original Cul-de-Sac) :
Certainement le plus « littéraire » de tous les livres de Douglas Kennedy. Assez étrange, mais rudement bien écrit pour un livre court, haletant, presque pervers. On a littéralement a-do-ré ! Sortant en outre des « habituels » de l’auteur selon nous. Oppressant, le bled paumé du fond de l’Australie nous a filé l’impression d’être nous aussi enfermés. Et on a retenu la leçon : ne jamais conduire de nuit en Australie, pour pas se prendre un kangourou sur la bagnole ! Grandiose.
Note Critic@ : 19/20
La femme du Vème :
Pour celui-là, on a joué l’originalité et au lieu de le lire, on l’a écouté en version audio. A commander d’urgence sur Audiolib.fr, la voix du lecteur Jean-Marc Delhausse (comédien) est envoûtante, il n’y a pas d’autre mot. Un grand moment d’apaisement au cœur de vos nuits, servi par une histoire diaboliquement bien menée. Encore une fuite, celle d’un professeur d’Université américain qui vient s’oublier en France, à Paris. Ou comment son passé va le rattraper d’une bien étrange façon… On ignore ce que donne le bouquin, mais on va noter lourd la prestation audio qui a certainement été l’un de nos meilleurs moments « écouté » de l’année :
Note Critic@ : 19/20
Quitter le monde :
Il vient de sortir en poche, précipitez-vous dessus ! L’histoire d’une femme, diplômée de Harvard qui va avoir la mauvaise idée de coucher avec son directeur de thèse. Là-aussi, merveilleusement orchestrée, la descente aux enfers, la récurrence de l’échec. Un seul bémol : la seconde moitié du livre, où l’affaire de la gosse enlevée est un peu « inappropriée » au roman, et où l’on ne croît pas un instant au rôle de la protagoniste principale. Mais ça se laisse lire quand même, le talent naturel de l’auteur à vous embarquer pour n’importe quel voyage y étant pour beaucoup.
Note Critic@ : 15/20
Au-delà des Pyramides :
On a décroché assez rapidement. Le bouquin nous est tombé des mains, et le seul truc qu’on a aimé, comme dit plus avant, c’est l’introduction très intime de Douglas Kennedy. Pour les passionnés d’Egypte, en revanche, certainement un excellent document. Dommage pour nous, mais pas d’inquiétude, on attend le prochain roman en 2011 pour s’enthousiasmer à nouveau.
Note Critic@ : 13/20
Soit une moyenne générale de 16.6/20 : monsieur Douglas Kennedy, avez-vous conscience d’être dans le top 5 de nos auteurs préférés ? Soit, c’est d’un convenu rare puisque vos plus grands succès littéraires s’exercent en Europe et notamment en France, donc nous sommes dans la moyenne confortable de vos fans attitrés. Eh oui, incroyable mais l’Amérique ne vous a pas encore découvert, ni les pays d’Amérique latine (j’ai demandé à acheter vos œuvres au Mexique, et on m’a regardée comme si j’étais folle, votre nom n’était même pas connu, quelle honte !).








Je ne les ai pas tous lus, mais quand même plusieurs, mon préféré est sans conteste « Cul de sac » , le premier que j’ai lu bien avant qu’ils lui changent son titre, c’est une délectation, c’est jubilatoire!
Bon, là, je crois que je n’ai plus aucune raison d’hésiter ! Vous nous l’avez servi sur un plateau, il ne me reste plus qu’à piocher en poche et plonger dans son univers !
Merci, encore une fois !
allez, et si vous n’aimez pas, j’en mange mon chapeau !!!!
On se demande si la critique littéraire complaisante à souhait oeuvre objectivement ou bien séduite par un Don Juan anglosaxon contre lequel on ne peut, avec nos pauvres moyens, vraiment lutter. Mais a-t-il donc tant de talent que ça ?
PS: je n´en avais même pas entendu parler, mais il est vrai que je ne lis presque pas et que la littérature en général n´est pas mon souci.
Vous n´avez probablement pas fait, mademoiselle Hastoy , comme moi, qui dut étudier en France la grammaire françoise, de la grammaire castillanne.
Or on vient , la RAE, de supprimer l´accent à « sólo », qui , comme vous savez bien a deux sens:
solo=seul
sólo=seulement
Or supposons un quai de gare où à un demi mètre des voies ferrées une ligne est peinte avec la légende suivante :
« Pasar solo con el tren parado »
au lieu de:
« Pasar sólo con el tren parado »
Dans le dernier cas on comprend bien que le train doit être arrêté avant de franchir la ligne. Dans le premier cas (Et c´est un cas réel) on vous invite à abandonner votre accompagnante lorsque le train s´arrêtera.
ghastoy écrivit:
« Au pays de Dieu :
Plutôt une enquête en forme de road-movie sur l’Amérique des cathos intégristes. Le sujet nous répugne trop pour nous avoir entraînés. Malaise. »
Un peu facile et injuste d´accuser le catholicisme de tous les maux dans un pays, les étatsunis, fondé par des fondamentalistes protestants expulsés d´Angloiterre parce que trop fondamentalistes. Les mauvais c´est les autres, les autres, pas nous, semble vouloir dire cet écrivant…Que fait-il en l´Irlande catholique et anti-angloise mais pas anti écossaise ni anti galloise?
Pourquoi ne changez vous pas, comme administratrice, le mode de publication des commentaires de telle manière que l´on ne soit plus assujettis au caprice du temps,et que les hypothétiques et peu nombreux lecteurs (I hope w´re more than two) puissent tout de même lire les commentaires des autres sans délais aléatoires et/ou capricieux ?
Keep posting stuff like this i really like it
Do CNA trainers speak french? Or do they have to be trained ?
Where´s the girl -dear GH- alma mater of this blog ?
Votre silence, mademoiselle Hastoy est sourd et incomprehensible. Que voulez vous donc dire , que vous ne dites point ?
Tiens, tiens, vous manquerais-je ?
« vous manquerais-je ? »
Ce n´est pas parce que vous êtes une femme, qu´il faut en profiter, ghastoy. Il faut faire gaffe à nous: no somos machos pero somos muchos, sauf moi qui ne suis pas mucho. (1)
Sérieusement cette fois, voudriez vous venir parler avec moi? J´ai besoin de protection et d´aide. Le feriez vous ? C´est très sérieux, bien sûr.
(1): « no somos machos pero somos muchos » n´est pas de moi. Je l´ai écouté aujourd´hui à la radio, cité par un argentin.