Le succès nuit-il au talent ?
La question de ce titre mérite d’être posée : « le succès nuit-il au talent ? » Ce pourrait être un excellent sujet philosophique au baccalauréat de français, après tout.
La question de ce titre mérite d’être posée : « le succès nuit-il au talent ? » Ce pourrait être un excellent sujet philosophique au baccalauréat de français, après tout.
Voilà, nous y sommes ! Illustration parfaite d’un adage qui a prévalu à la réputation de Critic@ : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur. Je répète : parfois, la pépite se niche chez le petit éditeur.
En recevant le livre, j’ai un peu boudé. Car si je suis une inconditionnelle de Douglas Kennedy, ou du moins de ses romans, j’apprécie beaucoup moins ses « récits annexes », qu’il s’agisse de « Au pays de Dieu » (2004) ou de « Au-delà des pyramides » (2010).
Un genre d’Amélie Poulain à la sauce british, vraiment « zarbi » la fille. Du genre qui a appris la vie dans feu l’Encyclopædia Britannica, et adore porter des pantalons écossais (pouah).
Premier roman pour Scott O’Connor qui entre immédiatement dans la cour des grands avec ce livre sur la peur de l’abandon et les relations fortes (pour le moins) entre un père et son fils.
Un bilan qui fait mal, très mal, sur cette France de la santé que le monde nous enviait, il y a peu encore. Un toubib s’atèle au sujet et ne cache rien d’une situation absolument catastrophique.
Tout fout le camp, ma bonne dame. Z’avez maintenant des auteurs de 27 ans, dont c’est le premier roman, et qui vous jettent leur talent fulgurant au visage, ça ne se fait pas ! Et puis là, quand l’éditeur annonce un mélange décapant entre Kay Scarpetta et Bridget Jones, c’est pas du foutage de gueule, c’est du sérieux.
A la réception du livre, j’ai sauté de joie : quelle bonne idée ! Imaginez une « Accro du shopping », à mi-chemin entre Carrie Bradshaw, Becky Bloomwood et Bridget Jones, mais… Pakistanaise !
Bethia n’a pas la vie facile. Elevée par un père, pasteur aussi calviniste que rigoriste, après le décès de sa mère et aussi celui de son jeune frère, elle se retrouve bien seule dans un monde où l’éducation n’est pas autorisée aux femmes.
Non, je ne dirai rien sur la similitude entre le titre de mon roman « Une vie plus loin », et celui de Janine, « Une vie en plus ». D’abord, parce que les deux histoires n’ont rien en commun, ensuite parce que ce serait un honneur de ressembler en quoi que ce soit à la grande, la consacrée Janine Boissard. Voilà, c’est dit.