Cupidon (n’) est (pas) un con !
Auteur : Agnès Abécassis
Éditeur : Calmann-Lévy
Prix : 17 euros - 235 pages Note Critic@
Lorsque j’ai découvert la dédicace d’Agnès, ornant son tout dernier livre, j’ai eu des sueurs froides : « La meilleure manière de se réconcilier avec les maths », qu’elle disait. Deux informations primordiales se bousculèrent alors à mon neurone : a) comment sait-elle pour mon aversion légendaire des mathématiques ?, b) merde, la papesse de la chick-lit française a pété un câble et nous a pondu un livre scientifique et donc ultra-chiant.
Vite, vite, me précipiter sur le bouquin et vérifier que mes pires craintes sont infondées… 235 pages plus tard, je puis l’affirmer haut et fort : rien à voir avec les maths, et Agnès avait raison : le théorème de Cupidon est le meilleur moyen de se réconcilier avec Pythagore et ses potes.
L’histoire, écrite depuis longtemps (leur naissance ?) d’Adélaïde et Philéas, travaillant tous deux dans le domaine du cinéma mais qui ne se connaissent pas. Ou croient ne pas se connaître. Adélaïde confond Philéas avec son papounet, bêtement affublé du même prénom. Et Philéas est persuadé qu’Adélaïde est cette vieille bonne femme, croisée un jour à l’agence de recrutement des actrices. Entre ces deux erreurs, nos deux protagonistes cherchent l’amour. Philéas de façon plus revendiquée (ou sexuelle, mais chez les garçons, c’est la même chose) qu’Adélaïde qui joue les nanas-super-décontractées-qui-ne-veulent-pas-de-mec-merci-bien.
J’ai adoré la scène du speed-dating, le moment où Adélaïde est enfermée dans le placard (non ! Le dressing !) de sa chef, et surtout quand Philéas file apporter des croissants à une actrice sur laquelle il a des vues, et se retrouve face à un prétendant velu dans son plus simple appareil.
Franchement, je craignais un peu ce nouveau livre d’Agnès Abécassis. Pas facile d’être seule maître à bord, dans une chick-lit totalement vampirisée par les excellentes anglo-saxonnes Sophie Kinsella, et consorts… Les Françaises ne sont pas drôles, on le sait assez (cétacé, ah ah ah, je sens que je vais m’y mettre…). Mais Agnès surfe, et surfe bien sur cette vague où elle est notre championne hors catégorie. A l’approche de la quarantaine (pardon Agnès, c’est pas pour balancer, c’est juste pour te donner « de la mâturitééééééé-chérieeeeeeeee »), au lieu de s’aigrir ou de s’affadir dans le style, notre brunette préférée enrichit ses textes de l’expérience de la maternité, de mille anecdotes dont on imagine déjà qu’elle les a largement éprouvées dans son quotidien. Et on adore ça ! Que celle qui ne se retrouve pas à moment donné épinglée dans « Le théorème de Cupidon » me jette le premier string au visage. D’ailleurs, à ce propos, pas sympa de nous démystifier auprès de la gent masculine, et de balancer qu’on adore toutes nos slips en coton achetés chez Monop…bip (pas de pub !) par lots de trois. Alors qu’on passe nos vies à faire croire que nos dessous sont tous en soie et en dentelle fine. Pfff…
Si vous n’en avez pas assez, filez sur le site de l’auteur : www.agnesabecassis.com et découvrez Agnès, notre auteur française pas prise de tête, qui entretient des relations chaleureuses avec un public qui le lui rend bien. Un peu de fraîcheur et d’humour dans ce monde de brutes ne peut pas faire de mal !








Wouah ! Je file à la FNAC!
tout est dit dans la critique ! pour l’avoir lu, ce livre est à lire d’urgence !
C’est vrai Peggy : ce bouquin-là, c’est comme une douceur en bouche… Le problème, c’est que ça fond trop vite !
Bon et bien je vais y aller pour celui là aussi, j’avais été un peu déçue du précédent et j’attendais pour celui là mais bon vous m’avez convaincue, merci Gracianne
))
Carine (en pleine lecture de « une vie plus loin » et mince j’avais plein de choses à faire ce week-end, moi, et là je suis coincée par ce livre que je ne peux pas lacher
)
Oui, je suis complétement d’accord, Carine. Mais je crois que le « théorème » est de loin, son meilleur…
Merciii pour « une vie »… ce qui donnera pour vous en l’occurrence : « un ménage et un repassage plus loin »…. LOLLLL